jeudi 28 octobre 2010

Ridiculous




En maman de temps en temps à la recherche de bonnes actions et désireuse de comprendre pourquoi je cours partout même pendant les vacances scolaires, je suis les enfants à leurs activités et tente de m'y intéresser (si, si, j'vous assure, pour de vrai même que des fois je comprends...). Alors là, en sortant du boulot, je passe voir Emma à l'escalade, comme hier et avant hier, comme le matin à l'équitation,... C'était la mini pause (ravitaillement) avant de sauter dans le baudrier et d'affronter le mur. (quand on sait que j'ai le vertige debout sur une chaise, on peut comprendre que je reste très admirative devant ma fille mi singe-mi liane) Et puis une grande traverse le gymnase manifestement énervée et en passant à notre hauteur crie à l'intention d'Emma, le regard féroce l'écume aux lèvres, "à cause de toi je ne pourrai plus jamais faire de l'escalade de toute ma vie, c'est mon dernier cours, t'es contente de toi, gnagnagnagna rrrahouhouh" Emma, devient toute rouge, les yeux brillants, me regarde, pas bien. Et moi, wonder woman avec son lasso doré son short à étoiles bleues et ses bottes étincelantes se transforme en wonder mother et lui répond "ohlaahh! on se calme" et elle "oui, à cause d'elle, elle m'a traitée, elle aurait pas du, elle va le payer!" et moi "on se calme, stop, tu ne parles pas à ma fille comme ça, dis moi plutôt ce qui s'est passé" et elle "elle m'a traité je te dis!!!" et moi "de quoi?" et elle "de contagieuse" et moi "oui, bon là c'est pas non plus une insulte majeure, je ne vois d'ailleurs pas trop ce que ça veut dire" et elle "si c'est GRAVE!!!" et moi "mais enfin quel âge as tu?" "11 ans" et moi "non parce que Emma a 8 ans, et je pense que tu devrais calmer le jeu..." Là elle se lève d'un bond traverse la salle en marmonnant une histoire de porter plainte ou je ne sais quoi... et là normalement c'est le moment où je vais m'asseoir et lache l'affaire me direz vous? Mais si ça avait été l'option retenue, je n'en aurais même pas parlé, pensez bien... Non alors c'est là que journée de merde + soucis + fatigue +... (tais toi virginie, aucune excuse, je te rappelle que tu viens de souffler une sacrée pétée de bougies, que cette gamine n'a finalement que 11 ans, que tu es sensée être une mère de famille limite nombreuse au sens aigu des responsabilités, que tu as épousailler un homme qui voue sa vie à soigner les petits n'enfants et que celle là manifestement a besoin de soins, que tu vies dans un gros village et que tout le monde le sais et que normalement tu sens le bide arriver). Mais non, enragée à mon tour, le pitbull du gymnase, je la suis le pas alerte, et lui dis à moult reprises "Kes tu dis là? Vas y j'entends pas bien???" (un peu dans le genre "you're talking to me????") et la merdeuse qui décide (fallait pas) de ne plus me répondre. Je lache toujours pas l'affaire et la suis et lui redemande de plus en plus fort (non pas trop quand même) et inlassablement "mais vas y !! dis ! parle!!!" elle "..." sans même me regarder et je conclue par un royal "c'est certainement que ça n'était pas bien intéressant!" (digne d'une cour de récré de primaire je pense et encore...) et je me retourne, théâtrale.. c'est ce moment qu'a choisi le prof (brave homme habituellement, d'un certain âge, très bien avec les enfants - je pourrais vous dire gros con psychopathe, vous ne le connaissez pas après tout, mais je peux pas c'est pas vrai, il est bien ce gars) pour se relever et s'adresser à moi "vous êtes éducateur?" et moi "non je suis maman et..." "et bien laissez la petite tranquille et éloignez vous" et là, la grande virginie, grande gueule, drôle à ses heures, toujours un truc à dire, et bien pouet pouet camembert, elle a baissé le nez, a fait demi tour au milieu des gamins perplexes et a trouvé la distance très longue jusqu'à la porte de sortie du gymnase. J'ai rejoins mon Mus et nos enfants attablés au salon de thé. La conscience moyennement tranquille, je lui raconte le truc. Lui sans pitié me dit, normal tu n'as pas à interférer dans un groupe pris en charge par un éducateur. Il m'a également suggéré d'aller m'excuser/m'expliquer, et je n'ai pas retenu sa suggestion. Je suis rentrée à la maison écrire ces quelques lignes. J'ai beau le tourner dans tous les sens cet épisode, je n'arrive pas à m'imaginer faisant autrement (plus fort que moi et puis je ne pouvais pas laisser ma poupée se faire agresser par une grande méchante) mais paradoxalement le seul mot qui me vient, qui tourne en rond dans ma ptite tête c'est : ridicule ma pov fille...

dimanche 24 octobre 2010

Chacun sa dizaine



Soirée improvisée pour célébrer l'événement, Mus a pris un tour de compteur symboliquement décisif. Ca fait plusieurs mois que tout semblait compliqué à organiser, fête /pas fête, plein de monde /que nous, moment sympa /comptabilité morbide...et une fois de plus les amis ont simplement et spontanément réglé la question. Mus avait trouvé le moyen d'être absent toute la semaine et occupé toute la journée. Heureusement les plus fidèles ont organisé une soirée extra au dernier moment en l'honneur de notre beau bébé cinquantenaire, finalement très touché...

lundi 18 octobre 2010

chaud-froid




Un week end tout en contraste, à la fois riche et en même temps comme les autres, de beaux moments et les traditionnelles corvées hebdomadaires, des déplacements en voiture un peu crevant et de belles rencontres, un match de basket victorieux pour samy et une fracture de la main sur la fin, un gouter qui s'annonçait bien pour nora et finalement le plateau du self dans les dents, une soirée de retrouvailles autour de crêpes et le doigt de nono sauvagement brulé par la crêpière, des températures en provenance de la sibérie et le feu dans la cheminée...et enfin, le point culminant, une belle course dans les bois pour mus le dimanche matin pour nous préférer, décidément, une nouvelle semaine de shopping dans la capitale dès le lendemain !

lundi 11 octobre 2010

J'crois bien que c'est l'automne...



Bon là, ça rougit, ça s'alourdit, ça fatigue, ça s'essouffle et puis c'est quand même très très beau. Je suis émerveillée par l'automne et épuisée voire déprimée à cette période de l'année. Rien de très original. A moins que ça n'ait aucun rapport avec la saison mais juste directement lié, en fait inversement proportionnel à l'énergie déployée par nos 4 alliens. Pour 2 d'entre eux, leurs boutons passent par les mêmes couleurs que les feuilles des arbres, et les hormones bouillonnent telles une cuve d'aspirines effervescentes. Ils sont prêts à inventer des sortilèges déglingués (à moins qu'ils nous prennent tout simplement pour des cons) pour gratter 5 min de MSN ou de facebook. Les filles, elles, se chicannent en permanence ou sinon (je me demande si je ne préfère pas quand elles s'engueulent...) déménagent la moitié de la maison pour inventer un nouveau jeu qui dure 2 secondes - sans jamais ranger sinon c'est pas drôle- Autant de tares, de défauts, de choses désagréables, ça peut pas venir de nos gènes, il y a bien de l'extra terrestre, du troll, ou un quelconque esprit démoniaque là dessous HEIN????

jeudi 7 octobre 2010

Savoir garder la porte ouverte


Pour les amis, avec ou sans soucis, pour partager encore mieux les beaux moments, pour découvrir, pour écouter, pour rigoler, pour recevoir, pour donner... savoir garder la porte ouverte. Même si c'est celle de derrière, un peu cachée, pas facile à trouver (ça se mérite tout de même!), mais toujours ouverte. Certains reconnaîtront la porte d'une fameuse cuisine du côté de saint hypolite ou on sert aux amis du vin du coin ou d'ailleurs, du camembert de normandie (une tuerie), du pâté creusois (un classique), et tout ce qui va bien avec. En ce qui nous concerne, le plus dur, ça a été de trouver saint hypolite, après....








Entre deux


Aucun rapport avec la choucroute ni les vendanges, mais une photo prise chez jean-luc et monique, tout de même. Ce qui me permet d'introduire le mot d'humeur du jeudi : entre le souvenir de quelque chose de beau de lumineux qui est encore très présent mais qui s'efface peu à peu (le week end?) et la perspective de voir se révéler une promesse, un projet (un autre week end?) le tout dans une atmosphère grisonnante, tristounette voire inquiétante (les jours de la semaine?). Serait ce là une subtile métaphore pour dépeindre une vulgaire semaine de merde??? Ca y ressemble en tout cas.

dimanche 3 octobre 2010

Vendanges 2010 : cru exceptionnel!








Week end de follie : températures dignes d'un été indien, amis adorables, accueillis comme des rois, gibolin divin, ambiance terrible, région magnifique... alors autant dire que le retour (boulot, soucis et glagla) était moyennement enthousiaste, limite tristounet. On a ramené du saint emilion, des macarons, des fous rires et des centaines de photos, histoire de pouvoir replonger dans ces p'tits bonheurs dès que le temps sera trop gris, l'humeur moins gaie, le boulot trop chiant et les soucis trop pesants...