samedi 21 juillet 2012
Intermède algérien
Un premier épisode à Sidi Fredj, tout proche d'Alger, dans une résidence qu'on avait testée lors de notre dernier séjour. Moderne, propre, spacieux. Lors de notre dernier séjour. Passeque là, la demande étant supérieure à l'offre et la demande ayant été un peu tardive, il n'en restait plus qu'un, et tout petit (1 chambre), et un peu cassé de partout (exit la quiche au four, faute de four, exit la lessive, faute de machine à laver opérationnelle, exit les nuits dans un lit avec le clic-clac qui refusait de s'ouvrir...., pas facile non plus de manger à 15 avec 5 assiettes, 2 cuillères et une casserole) Les rues autour ressemblaient à Beyrouth au plus fort du conflit et la plage à une décharge municipale, mais c'était sympa. Après, il a fallu faire avec les moustiques extra terrestres, les méduses déchainées, les plages bondées sur lesquelles tu cherches les femmes en maillot et tu les trouves pas du coup toi non plus..., le bruit des voisins jusqu'à point d'heure, des enfants qui se lèvent et jouent en hurlant très tôt, des youyous et de la fête de mariage dans la cour de l'immeuble à des heures pas raisonnables du tout... En fait ce qu'il y a de magique en Algérie, c'est que dans un environnement qui fait bondir et hurler (intérieurement) les occidentaux que nous sommes, on arrive à oublier tous ces "détails" matériels et à apprécier, vraiment, les moments en famille, les retrouvailles, les bouilles des enfants qu'on redécouvre à chaque fois, les mots qu'on ne comprend pas mais qu'on apprend peu à peu, chouilla, les douceurs préparées et offertes par les belles soeurs, belle mère, cousines, ces couscous, ces gâteaux, ces pastèques, ce sucre, ce gras, ils font du bien (au sens figuré on l'aura bien compris, ton tour de taille et ta tuyauterie te mettont cher à ton retour in france!) Il y a eu une ballade dans Alger dans le métro tout beau tout neuf (1 ligne, mais elle pète!) l'anniversaire de Ryma la petite puce de 4 ans, les retrouvailles avec Wassim qui était venu nous voir au printemps, les pauses lecture pour toute la famille, la visite du MOMA algérien : le MAMA et la découverte d'un artiste génial, Ben Bella, le Sheratonl, établissement de luxe dans lequel nous n'avons même pas pu boire un café parce qu'on partait à la plage et qu'on était jaillé comme des clochards (on a pris notre revanche en alant y manger avec un ami un soir suivant!) Le foulard porté par ma fille comme un jeu, un déguisment, qui couvre maintenant le corps de la plupart des femmes algériennes. On est parti le 1er jour du ramadan, sacrifice et fête pour tous les algériens, évènement annuel, rituel dans l'excès... Et pour clôturer tout ça au moment du retour, à l'aéroport d'Alger on tombe sur l'acteur qui a joué le rôle du père de Kad Merad dans l'Italien (Sid Ahmed Agoumi) et hop la petite photo!
jeudi 5 juillet 2012
dimanche 1 juillet 2012
intermède parisien...
Une formation de 2 jours, presque un prétexte (...), et voilà la creusoise en partance pour la capitale! Go to Paris pour un séjour prolongé (doublé en fait). Que ça fait du bien... une fois passée la bousculade du matin, la galopade pour aller jusqu'au stage porte d'Ivry (et non pas mairie d'Ivry, détail insignifiant qui m'a bien pourri le 1er jour et m'a fait passer pour une ploucasse aux yeux de quelques parisiens...) les odeurs du matin, celles du soir, la sueur collective... la gerbe un peu aussi. Oui j'ai un appareil olfactif un tantinet sensible et le métro en été est un véritable supplice pour ma petite personne... imaginez 9 mois de grossesse x4 (?!) Bref, une fois accompli mon devoir de professionnelle consciencieuse et comblée (du tout ce fut une formation inutile et une pure perte de temps mais bon) j'ai pu regagner mon hotel, me prélasser, dormir, bouquiner, flâner, manger tout-quesque-je-veux... j'avais essayé de me concocter un petit programme d'expos photos et d'expos tout court, de magasin photo pour tester quelques équipements et poser de folles questions (monopode, plate forme, rotule, macro 100 mm avec ou sans L...) un peu de shopping (soldes!) et je suis rentrée repue hier soir, ayant accompli une part significative de mon ambitieux programme. J'ai fait chou blanc devant quelques musées et salles d'expos fermés le temps que je les trouve : oui, ça énerve. Mais j'ai pu voir celle d'Helmut Newton au grand palais et passer un moment à l'institut du monde arabe où des designers algériens exposaient ainsi qu'un travail sur le corps découvert (photo, peinture, sculpture). Rapport au coprs, à la sensualité, à l'interdit, au voile, la réligion... toutes ces contradictions et une réflexion intéressante. Seul problème, entre Newton et l'IMA, tu sors dans la rue et tu voies un peu tout le monde à poil... pourquoi pas? Pris le temps de boire un café, de regarder les gens et le temps passer... et ça c'est un luxe trop rare. Cette fois ci, j'ai même pas essayé de boire mon café dans un godet en carton tout en magasinant. Non. La dernière fois, voulant faire la fille trop à l'aise dans les rues de Paris, je me suis bruler la bouche au 3ème degrés et j'ai tout déguelasser mon imper. Au lieu de ricaner, essaye de marcher en tenant un parapluie et un verre de café tout en regardant négligemment les vitrines...? Non là cette fois ci j'ai assumé mon côté touriste et ma maladresse légendaire. J'ai pris quelques photos (j'ose pas assez...) j'ai reconnu m'être perdue, j'ai sorti mon plan souvent au lieu de faire la fière et de marcher genre sure de moi, et j'ai pas toujours compris ni trouvé... J'ai quand même raté les champs elysées en étant place de la concorde... Ah, oui, pas la moitié d'un boulet. Finalement j'ai l'impression de revenir d'un trekking au Népal tellement j'ai marché mais paradoxalement sereine, apaisée (l'effet Népal?) et aussi toute perdue à la campagne dans ma maison avec mes bruyants enfants. Ca m'a fait du bien. Et au delà de tout, ce que je retiens, c'est d'avoir retrouvé mes amis. Un peu beaucoup perdus de vue ces derniers temps et pourtant, comme si on s'était vus la veille. Des amis quoi. De ceux qu'on en a pas beaucoup. Du précieux, à garder au chaud dans son coeur.
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