samedi 25 janvier 2014

mon 70's



Je suis née en 1970, alors forcément, un thème sur ces années-là, ça me parle... Alors comme Loulou et Anne, je vais fouiller dans ma mémoire et quelques vieilles photos pour tenter de partager ce que ça m'évoque...

 

Je suis née à Paris mais comme je n'ai quasiment fait qu'y naitre et que ma mère m'a rapidement mise au vert dans les bras de grand mère, je vais plutôt parler de la période qui a suivi à Laguenne en Corrèze...
  • Ce débardeur improbable (tout en haut), assemblage de carrés crochetés dans un camaïeu de oranges/marrons... aujourd'hui ça fait peut être vintage mais va faire porter ça à Nora..?!!!
  • Ma copine Flo qui habitait la maison d'en face, un binôme redoutable! On ne manquera pas de noter le look, véritable carbone 14, la preuve que c'est bien une photo des années 70 hein?
  • On devine derrière le papier peint avec ces drôles d’écussons (on en voyait un peu dans toutes les maisons..) qui ornait la salle à manger -dans laquelle on ne mangeait que pour les grandes occasions-. Pièce qui disposait d'un téléviseur qu'on allumait le soir pour les informations et le film que je ne voyais pas, au lit! J'ai vu naitre la 3ème chaine et j'ai grandi avec Dorothée...  RécréA2, club Dorothée? mais pas tant que ça finalement, on jouait beaucoup dehors dans la cour, dans son jardin ou le notre, et c'était quand même vachement mieux!
  • Cette salle a manger a connu de nombreux repas de famille. D'énormes tablées avec les frères et soeurs de ma grand mère leurs conjoints, enfants et petits enfants. Ca fumait à table (!) Malou sortait une bonne bouteille de Bastienne, elle préparait des bouchées à la reine comme personne, il y avait deux entrées, poisson, viande, fromage, desserts, fruits... ça durait des plombes, se terminait par un tarot ou une belote pour les grands, des jeux dans le grand jardin pour les plus jeunes. Les tatas invitées amenaient des gateaux secs et du café pliés dans du joli papier, se relayaient à la cuisine pour préparer, faire la vaisselle, papoter. C'était vivant, animé, ça parlait patois. La plupart sont morts et ces repas ont disparu avec eux... Je donnerai beaucoup pour un de ces moments aujourd'hui.
  • Sous la jolie nappe qui accueillait le service reçu en cadeau de mariage, on laissait la toile cirée, pour protéger. Je me rappelle notamment d'une, marron avec des formes rondes représentant des sortes de fleurs. Elle est restée longtemps... jusqu'au jour où j'ai tenté une frange sur tout un côté. Ma grand mère n'a pas aimé. J'étais une enfant plutôt sage, ce genre de blague n'était pas habituel. Elle était surprise, moi aussi en fait.
 
  • Juste pour étonner les plus jeunes et faire se souvenir les autres, le téléphone...
  •  Et puis ma grand mère, la banane sur ces photos. Des années heureuses dans le chagrin qui avait précédé... un mari mort jeune d'un cancer, suivi d'un fils parti à 21 ans dans un accident de voiture. Alors forcément une pépette de 4 mois qui arrive dans la maisonnée, ça met de la vie, du soleil. Ça crée des liens, forts. On ne le voit pas sur les photos pourtant il n'était jamais bien loin, tonton domi de 13 ans mon ainé.

  • Malou et moi, pour une grande occasion, traditionnellement habillées par Tata Denise, sa belle soeur couturière. On choisissait le tissus, on feuilletait les catalogues et la magie et les doigts de fée de Tata oeuvraient...

  • La cour devant la maison, celle qui était recouverte de cailloux, entourée de tamaris qui apportaient un voile rose une partie de l'année, de rosiers et tulipes soigneusement entretenues (pas comme mes par terres de clochard! ah! Malou si tu voyais la gueule de mon jardin....) Ces petits cailloux qu'on lançait dans un pot en terre jusqu'a ce que l'un gagne, ces petits cailloux qui se collaient entre eux quand l'arbre fleuri au milieu de la cour perdait ses jolies fleurs qui finissaient en trucs collants immondes qu'il fallait ramasser. La haie qu'il fallait tailler... Tonton et ma mère se relayaient avec la tronçonneuse, un coup pour la haie un coup pour le bras...

  • En fait, mes années 70 à moi, c'est ce petit village en Corrèze, Laguenne, les bons plats de Malou préparés avec des produits de saison choisis en connaisseuse qu'elle était qu'on mangeait copieusement si on voulait faire plaisir... c'est la chambre à gauche au bout du long couloir avec son parquet qui grince et son lit-cosi, c'est la lumière que je voulais avoir allumée toute la nuit mais non faut être grande et faut dormir c'est l'heure, c'est ce dernier carreau de chocolat -accordé par tonton pendant qu'il mangeait le reste de la tablette- que je suçais en me mettant en pyjama devant la télé pour pas en perdre une miette jusqu'au dernier moment, c'est le vélo de Malou qui nous emmenait elle et moi à l'école chaque matin, c'est la chocolatine qu'elle me glissait à la récré dans la cour de l'école pour mon gouter, c'est ce premier devoir d'école où il fallait raconter le metier de son père, on raconte quoi quand on n'en a pas? c'est le jour où elle m'a repris la tourte des mains dans la cuisine, puis redonnée puis repris puis... jusqu'à ce qu'elle réalise vraiment que mes bras n'étaient pas normaux, du tout, c'est cette fête de la jeunesse et sa merveilleuse choregraphie avec un cerceau que j'ai du personnaliser serieux passeque avec mes bras pourris c'était pas gagné, c'est cette prof de danse classique qui avait décidé, elle, que je n'étais pas autorisée à personnaliser la danse et que donc la danse classique ça n'était pas pour moi, c'est mes activités du mercredi au centre culturel de Tulle auxquelles ils m'ont toujours amenée, c'est les devoirs du soir avec Domi, le cahier oublié à l'école que Malou revenait chercher en quelques coups de pédales avant qu'il rentre, le premier vélo qu'il m'a offert et appris à en faire, le tour qu'on faisait les soirs d'été, la table en fer forgé où l'on sortait manger dès qu'il faisait beau, les fraises de beaulieu, les haricots et les pommes de terre de tonton marcel, la brioche qui levait sur les radiateurs de la salle à manger sous un torchon trop tentant mais ça s'est vu, ma poupée patty qui apprend à marcher et la tente à monter sous l'arbre de noel, les séances de lego avec Domi, mon mange disque, les étés à Saint Mexant où l'on retrouvait les cousins et cousines, les cabanes dans les bois, les crêpes de Malou et Tata Germaine, les devoirs de vacances... ça et tout le reste. Tout ce qui ne se raconte pas mais qu'on a là au fond du coeur, qui remonte à la surface de temps en temps, comme aujourd'hui, ou pas, mais qui nous fait vivre chaque jour, qui nous raconte, qui nous construit. Merci Tonton, merci Mamie.

dimanche 19 janvier 2014

Sors de ton trou!


2014 commence (et se prolongera...) sous le signe de la galopade! Après mes multiples expéditions à Paris en fin d'année,  là c'est le sud qui a eu le plaisir et la joie de m'accueillir... Et comme j'attaque une formation qui va s'étaler sur pratiquement 2 ans, youpi, go to Monpellier quasi tous les mois (à quelques exceptions parisiennes d'ailleurs). Sauf que, au delà de la joie immense qui envahit mon petit corps à l'idée d'apprendre des choses nouvelles et passionnantes et de ma rapprocher du soleil dans une ville somme toute bien agréable (...) c'est au bas mot 5h de voiture aller et autant au retour si pas trop de bouchons... j'ai bien demandé à Miss SNCF si elle avait des projets pour moi? oui, celui de me faire passer par Paris pour aller à Montpellier ce qui nous amenait à un petit "10h". Déçue j'ai osé tenter l'avion... alors là, faut savoir que ça coute bien moins cher d'aller à Reykjavik que de se taper un luxueux Limoges-Montpellier. Alors le soucis, c'est pas Montpellier, vous l'aurez compris, c'est bien la Creuse, et le Limousin en général... Tant pis. Ca vaut le coup. Mais c'est fatigant, polluant, dangereux. Faut vraiment que ça soit intéressant en fait.


Et aussi faut vraiment que la Creuse vaille le coup pour vivre enclavé et coupé du monde...
Mais c'est le cas. Pour m'en souvenir, rien de tel qu'une petite ballade autour du lac. Pour récuperer aussi. Passeque 10h de bagnole en 48h, perso, ça me tanne.


vendredi 10 janvier 2014

Ten on ten janvier!


Cette fois- ci j'étais partie en mission à Clermont Ferrand où je donne des cours une fois par an à la fac de médecine... j'en ai donc profité pour rendre visite à mon père et à ma soeur, son ami, ses petits...  ou comment joindre l'utile à l'agréable! Ce matin j'ai donc pris mon café pendant que ces mains parcouraient fébrilement un dossier avant une réunion...


 J'en ai également profité pour aller faire un peu de shopping, (mais un peu, j'insiste!) soldes obligent... et fureter dans le centre ville particulièrement lumineux autour de sa cathédrale mythique et noire...


De la pierre volcanique, une fontaine, un antiquaire, deux amoureux, un resto au fond d'une cour étrange... sacrée ballade.




 Le Puy de Dome en ligne de mire, des couleurs d'ici et d'ailleurs...



Et avant de reprendre la route pour Guéret, la vue des hauteurs de Clermont...


Le retour m'a amenée presque directement à la sortie de l'école/collège/lycée, un petit détour par la galette et ma princesse s'est replongée dans la boite à fèves, pleine de trésors et de souvenirs...

Bon là je dépasse les 10 requises, mais trop contente de trouver le dernier N° de réponses photo dans la boite aux lettres, fallait que je le dise! fait!

dimanche 5 janvier 2014

Si on se la souhaitait bonne?


Une promenade en solo en forêt, venteuse, pluvieuse, pas drôle, mais bienvenue, vivifiante. Et puis compte tenu de la quantité de gras, de sucre, de tout, emmagasinée pendant ces deux dernières semaines, il est vital de se bouger la couenne! Alors les couleurs ne sont pas gaies, la lumière pas chaudasse, mais elle est comme ça la foret en decembre en creuse... dure, tristouille, presque lunaire.









Et en ce dernier jour avant the reprise, le rituel de la photo de famille utilisée pour les voeux, qu'en général on se souhaite bons. Plus les années passent plus c'est dur de faire quelque chose de sympa, de positif, d'enjoué... l'adolescent n'est pas forcément photogenique, qu'on se le dise. Il fait souvent la gueule, surtout à ses frères et soeurs ainsi qu'à ses pauvres parents. L'histoire ne dit pas souvent pourquoi, c'est comme ça, "parce que!eueueueue!" disait orangina rouge dans la pub... a cela s'ajoute la pauvre tête avec laquelle je me suis levée ce matin (bon d'accord, pas que ce matin...) et qui ne m'a pas quittée de la journée, privant ainsi les futurs destinataires de la carte "bonne année" de ma frimousse (pas glamour, du tout) qui aurait pu même laisser penser que les nouvelles étaient mauvaises voire catastrophiques... non je ne pouvais pas!









Alors qu'on se le dise : BONNE ANNEE! (la photo c'est eux, le texte c'est moi!)


jeudi 2 janvier 2014

Charged fin 2013, light et happy 2014?



D'abord et avant tout on a mangé des trucs énormes, et bu des trucs bizarres... cette petite tasse de chocolat liegeois reconstituée par les mains agiles et expertes des filles fut finalement une réussite... alors que le cocktail servi à l'apero était mortel au sens premier. J'ai la réponse pour les correziens, oui l'explication à toutes nos interrogations les plus folles, ou comment peut on préparer et boire un truc aussi degueulasse??? Alors oui, je confirme, contre toute attente, j'ai bien suivi la recette, vouiiii! mais les doses étaient pour 6 verres, pas pour 1. Alors une flute remplie de cointreau et de campari avec un soupçon de crémant c'est ignoble. Vraiment. Mais comme j'ai récidivé le soir du 31 avec un chouilla du mélange et une coupette remplie de crémant... là mieux, voire bien! Donc la mine pas convaincue de soeurette et le sacrifice de tonton qui décide finalement d'y aller d'un coup sec et définitif... tout ça s'explique...


Je vous assure que je les aime et que je n'avais aucun compte à régler... pourtant après l'apero scène de crime, on les a trainé à courtille pour une promenade digestive et frigorifique. Traumatisés! La corrèze c'est les portes du midi, tandis que la creuse n'est pas loin de l'enfer, j'avoue...



Pour preuve la mine réjouie de Céline... (je t'avais promis...)



 Comme on avait adopté un 5ème l'espace de quelques jours, on s'est livré à quelques jeux de cartes endiablés. Sinon eux, ils n'ont pas fait que jouer aux cartes... réveillon !?*@, Xbox, blagues de nazes, grasssses mat...


Fidèle à la légende et à ma réputation de gaffeuse classée au rang mondial, j'ai trouvé le moyen de faire EXPLOSER une bouteille de limonade parfumée gluante dans toute la cuisine, juste au moment de passer à table. Merci virginie. Donc, lessivage de la cuisine par les invités pris de pitié. Heureusement que ce sont des amis, sinon, on était pas surs de les revoir...


Certaines en ont profité pour faire une overdose de films roses à paillettes...




Cette année, toute les formules auront été utilisées pour les réunions festives...

On notera la mine interrogative des convives ...




Ou encore le regard coquin de certaines participantes qui se reconnaitront...



Mais globalement, ces discussions auront épuisé notre kiki national...


et l'appetit des plus jeunes s'est tari sur la fin...



Sauf pour nos deux ados rebelles, qui sont les seuls à rigoler de leurs pauvres blagues... au registre varié et inépuisable...


En ce qui me concerne, tout aura été mis en oeuvre pour se sortir de cet état bronchiteux-comateux, y compris la participation active de mon infirmière de soeur!


C'est d'actualité, alors on y va : BONNE ANNEE A VOUS MES FIDELES, ou pas, ceux qui passent par là, régulièrement, de temps en temps, par accident, tout plein de bonnes choses pour 2014!