




Je suis à fond. Trop. Pas bien. Comme une injonction a moi même. Comme une espèce d'urgence à je ne sais quoi. Peur de ne pas pouvoir faire ce qu'il y a à faire après... Alors que déjà... Une contradiction que je mesure. Que je perçois. Que je subis. Je me sens épuisée et j'en rajoute, plein. Les enfants le voient, me le disent. Je leur réponds qu'ils ne comprennent pas. Ce qui n'est pas totalement faux, leur propension à privilégier leur bien être, leurs projet est quand même dominante. Ont ils tort? Non en fait. Ils font ce que je suis incapable de faire. Concrètement ça donne quoi? Apres les travaux suite au dégâts de eaux qu'il a fallu suivre et organiser (refaire la douche du 1er et plus récemment le plafond du salon en dessous) j'ai voulu refaire faire la salle de bains du bas qui envoie régulièrement des signaux de détresse. Humidité, rouille des appliques, du miroir, joints, meuble abimé... bref à force de réparer des morceaux et d'avoir tout le temps une pièce ni faite ni à faire, j'ai décidé de tout faire refaire. Devis (@!?&), chopper les artisans, les faire venir, les accueillir et faire le point avec eux, réaliser qu'ils ont commandé les matériaux sans me les montrer ni me les faire choisir pour certains, découvrir un mur pourri derrière la baignoire retirée et une invasion de fournis en train de tout bouffer, leur demander d'arracher la toile de rénovation et découvrir un mur et un plafond super abimés (un coup de peinture ne va pas suffire, chu bonne pour poncer, enduire, reponcer et peindre, avec du papier ou la ponceuse, chaipa, et merde) Et donc cette p°/%*n de plateforme que j'ai j'ai fini par faire couvrir d'un abris en tôle après avoir fait faire une dalle propre et que je veux aménager maintenant... dessiner plusieurs scénarios, comparer les prix, finir par aller acheter des tasseaux, de la toile pare pluie, des rouleaux de cannisses, à Limoges, à Gueret. Et là devoir farfouiller dans les outils de mon héros, me rappeler à quel point ils était bordélique, chercher des tutos sur youtube pour arriver à changer le foret sur cette perceuse préhistorique et rouillée, décider d'aller en acheter une finalement et tomber sur un vendeur encore moins compétent que moi (il y en avait 1 au monde et c'est moi qui l'ait trouvé ! waip) ne pas arriver à percer l'acier, rechercher un tuto, réessayer tout à l'heure quand il fera oins de 40° la haut... Et la balustrade à repeindre ainsi que la porte de la cave à bois. Travaux démarrés l'an dernier pas finis. Ponçage à refaire, Nora veut s'en charger elle a besoin d'argent de poche, pourquoi pas... A intercaler avec les courses, le ménage, la bouffe et accessoirement le boulot bien bien chiant en cette période mais qui nous fait tous vivre, et oui... Alors oui, ce week end c'est la fête des pères et dans une semaine notre anniversaire de mariage... chaque soir c'est monter dans cette chambre qui était la notre, voir son visage des que j'éteins la lumière, et aussi quand il fait jour mais encore plus nettement le soir, voir les enfants grandir et les sentir s'éloigner, le souhaiter même, car c'est la vie, leur vie. Et je ne le conçois pas autrement. Mais il faut que je me prépare. Pas en me noyant dans une foultitude de travaux et de prétextes, vraiment, sereinement si possible. Essayer de faire du sport chaque jour et de manger sainement, supporter cette dégoulinade permanente, gérer mon humeur-ou pas, penser à acheter des masques, passer régler l'auto école, refaire faire les cartes d'identité, faire lever la pâte à pain, relancer l'idée du club lecture, laver les rideaux pendant qu'il fait chaud, .... Dormir si j'y arrive. Je savais qu'il fallait que je l'écrive pour voir à quel point c'est le bordel dans ma tête et dans ma vie. Mais peut etre pas plus que chez les autres. Moi je sens que c'est un cap parmi d'autres. On fait tous ce qu'on peut. Et merde.

Bon ça s'est pas hyper bien passé pour Hercule... alors que moi je suis pleine d'espoir hein! Et modeste avec ça....